Mérotte et Mamie Nelly : ce que deux grand-mères m’ont appris sur l’art de cuisiner
Il y a des apprentissages qui ne viennent pas des livres ni des écoles de cuisine. Ils viennent des mains d’une grand-mère, des odeurs d’une cuisine, d’un geste répété mille fois avec amour.
J’ai eu la chance d’en avoir deux — Mérotte et Mamie Nelly. Deux femmes extraordinaires qui m’ont transmis sans le savoir le plus beau des héritages : l’amour du fait maison et le plaisir de nourrir ceux qu’on aime.
Mérotte, ma grand-mère du quotidien
Mérotte m’a élevée. Chaque jour je la regardais cuisiner — des choses simples, mais toujours bonnes et de qualité. Elle n’était pas pâtissière mais ses œufs au lait, son tapioca aromatisé au rhum, ses îles flottantes et son pudding au pain rassis et fruits confits… c’était le bonheur à l’état pur.
Elle m’a appris que la simplicité est souvent ce qu’il y a de meilleur. Pas besoin de recettes compliquées pour régaler sa famille — il suffit de bons produits, préparés avec soin et amour.
Mamie Nelly, la reine du rien ne se perd
Mamie Nelly que je voyais moins souvent avait une philosophie que j’admire encore aujourd’hui : rien ne se perd, tout se transforme.
Sa soupe aux légumes frais du potager de mon grand-père, son pot-au-feu dont les restes devenaient une salade gourmande aux pommes de terre, oignons, câpres et œufs durs… Elle réinventait chaque plat avec une créativité naturelle et sans effort apparent.
Et ses merveilles, ses bugnes, ses pets de nonne… Je sens encore aujourd’hui l’odeur qui se dégageait de sa cuisine quand elle faisait frire ces petites douceurs. C’est le genre de souvenir qui ne s’efface jamais.
La recette perdue de Mamie Nelly
Il y a une recette que je n’ai jamais retrouvée dans son cahier — sa fameuse galette aux prunes rouges cuite dans sa poêle spéciale « Flognarde ». Elle nous la servait tiède avec du sucre en poudre dessus.
C’est ma madeleine de Proust. Le goût, la texture, la chaleur de cette galette — tout ça reste gravé dans ma mémoire. Si l’une d’entre vous connaît cette recette ou quelque chose qui y ressemble, je serais la plus heureuse des femmes de la retrouver !
Écrivez-moi en commentaire — peut-être que ensemble on retrouvera la recette perdue de Mamie Nelly.
L’héritage qu’elles m’ont transmis
Mérotte et Mamie Nelly ne se sont jamais appelées « cuisinières ». Elles cuisinaient simplement — parce que c’était naturel, parce que c’était leur façon d’aimer leur famille.
C’est exactement cet esprit que j’essaie de transmettre ici sur Bien Recevoir. Pas de sophistication inutile, pas de recettes impossibles. Juste le plaisir simple et sincère de cuisiner de bons produits et de les partager avec ceux qu’on aime.
Merci Mérotte. Merci Mamie Nelly. Vous vivez dans chaque plat que je prépare.
Et vous — qui vous a transmis l’amour de la cuisine ? Racontez-moi en commentaire !
